Robotics - Vinzenz Vadasz

Robotics – Le meilleur chirurgien ?

À Rotterdam, Pays-Bas, une équipe autour du Prof. Marc de Smet a développé le robot Preceyes pour la chirurgie oculaire. Le Dr Vinzenz Vadasz, Médecin chef de la Clinique ophtalmologique de l’Hôpital cantonal de Lucerne a suivi un fellowship vitréo-rétinien à Rotterdam. Il a dressé un rapport sur Preceyes et, sur l’état de la robotique en général, à propos de laquelle des études comparatives existent déjà.

Un robot (du tchèque « robota » : corvée) peut accroître la précision. Il peut par exemple capter un trémor, limiter l’amplitude d’un mouvement ou exécuter des mouvements plus précis que la main humaine.

Une étude comparative randomisée semble le confirmer; il ne s‘agit ici dans un premier temps «que» d’une chirurgie vitréo-rétinienne simulée, dans le mode manuel conventionnel, ou avec l’assistance d’un robot. Dix chirurgiens de la rétine expérimentés et dix débutants en chirurgie ont effectué des opérations sur le simulateur Eyesi. En ayant recours au robot, ils ont eu besoin de nettement plus de temps, mais la manipulation des tissus était ainsi plus précise, non seulement chez les chirurgiens expérimentés, mais aussi chez les apprenants. Les critères suivants ont été évalués : le temps pendant lequel les instruments étaient dans l’œil, l‘amplitude de mouvement des instruments en mm et le traitement des tissus (Forslund 2020).

Le robot Preceyes a déjà été utilisé à Oxford, à Rotterdam et au Danemark. Certaines parties des interventions étaient réalisées manuellement, d’autres comme la coloration de la membrane et le peeling de la membrane ont été exécutées avec l’assistance du robot. Un domaine d’utilisation possible est la canulation pour l’application de médicament en cas d’occlusion d’un vaisseau rétinien, un autre la thérapie génique avec l’apport sous-rétinien lent des vecteurs.

Cette évolution progresse. Entre-temps, une entreprise (Neuralink) travaille déjà au développement d’un appareil permettant la communication entre le cerveau humain et les ordinateurs, ce que l’on appelle une interface « brain-computer » (cerveau-ordinateur). Étant donné que les électrodes à implanter sont très fines, Neuralink développe aussi un robot capable d’assumer cette tâche.

Des questions devraient être discutées en temps voulu, en lien avec la robotique. Par exemple: Les robots peuvent-ils remplacer l’expérience? Est-ce que grâce au robot, des personnes non expérimentées peuvent-elles s’attaquer plus tôt à des opérations difficiles ? Qui est amené à être responsable lorsque des événements indésirables se produisent ? Nous ne sommes plus très loin d’une utilisation plus large.